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Avoir oublié de vérifier la ferrure avant les cailloux des digues m’a stoppée

juin 22, 2026
Femme arrêtée sur une digue rocheuse à cause d'une ferrure cassée, éclairage naturel et ambiance dramatique

La ferrure a claqué sous le sabot, juste avant les cailloux des digues de Saint-Jean-de-Losne. Depuis près de Dijon, je suis partie 45 minutes vers cette bande de gravier, un samedi matin pluvieux, et j'étais sûre de moi. En tant que Rédactrice spécialisée en équitation pour un magazine en ligne, j'ai déjà écrit assez de fois sur les pieds pour croire que je savais. J'ai eu tort, et ce demi-tour m'a coûté 35 euros plus tard. Je rédige sur l’équitation depuis 8 ans, et cette confiance m’a trompée.

Le jour où j'ai compris que ça ne marcherait pas sans vérification

Ce matin-là, la pluie collait aux bottes et la Saône brillait entre les peupliers. J'avais prévu une boucle courte avec une amie de l'écurie, puis un détour par ma famille équestre locale. Je me suis retrouvée à seller ma jument de 12 ans sans respirer vraiment. Je rédige sur l’équitation depuis 8 ans, et les digues me paraissent toujours simples quand le temps presse.

La ferrure avait 4 semaines, et j'avais décidé que ça tiendrait encore pour une sortie tranquille. J'ai oublié de vérifier qu'il n'y avait pas un fer légèrement desserré avant d'attaquer les cailloux. J'avais été convaincue que le pied irait bien, parce que la veille il semblait propre et sec. Ce que mon travail de Rédactrice spécialisée en équitation pour un magazine en ligne m'a appris, je l'ai laissé de côté ce jour-là.

Ce petit clac métallique, presque imperceptible, qui trahit la rotation d’un fer sur les cailloux roulants, je ne l’oublierai jamais. Je l'ai entendu au troisième pas, puis encore au suivant, plus net à chaque appui. Le petit bruit de métal qui n'existait pas au départ m'a fait faire demi-tour sans discuter. Je suis rentrée au pas, la gorge serrée, avec l'impression d'avoir raté un signal évident.

Le cheval qui posait la pince avec prudence, comme s’il testait chaque appui, m’a mis la puce à l’oreille trop tard. Il commençait à marcher court, et je sentais sous la selle qu'il ne poussait plus pareil. Je me suis sentie bête, parce que le terrain n'avait rien d'extraordinaire. Le doute s'est installé d'un coup, avec ce silence bizarre entre deux pas.

Trois semaines plus tard, la facture et les dégâts que je n’avais pas anticipés

Au box, j'ai curé les quatre pieds et je me suis retrouvée face au vrai problème. Le fer était légèrement tourné, un clou s'était desserré, et la branche du fer s'était ouverte de biais. Terre collée dessous, bord qui accrochait, et cette impression très nette de pied chargé au toucher. J'ai été frappée par le fait que je n'avais rien vu avant le retour.

Le maréchal-ferrant a regardé ça sans faire de long discours, et j'ai compris tout de suite que j'avais attendu trop longtemps. Il m'a expliqué que le terrain abrasif travaille le fer, surtout quand la ferrure avance dans son cycle. Il a remis le fer pour 35 euros, puis il a repris le pied pour un parage plus poussé à 70 euros. Ça allait dans le sens des repères de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), que je relisais pourtant pour mes articles.

En comptant tout, l'addition a grimpé plus haut que les 35 euros du fer. J'ai rajouté les 70 euros du parage, puis 18 euros de gasoil pour un aller-retour que je n'avais pas prévu, et une heure trente passée au box au lieu d'écrire mon article du jour. Sur le papier, j'avais gagné 10 minutes le matin en sautant la vérification. Au final, j'ai perdu près de 120 euros et un samedi entier, juste pour avoir fait confiance à un pied que je n'avais pas regardé.

J'ai annulé deux sorties prévues la semaine suivante, et j'ai déplacé un rendez-vous d'écriture au lundi. Ma jument a gardé une petite boiterie légère pendant deux jours, avec une sensibilité nette quand je touchais le pied. Si la boiterie persiste ou s'aggrave, je contacte un vétérinaire équin. J'ai passé la matinée à réorganiser le reste, au lieu de profiter d'une balade prévue depuis 10 jours. Pas terrible. Vraiment pas terrible.

Je me suis sentie vexée, puis franchement agacée contre moi. Ce n'était pas un accident impossible à éviter, c'était ma façon de croire qu'un chemin connu pardonne tout. J'avais gagné 10 minutes au départ, et perdu un samedi entier à courir après la remise en état. Si j'avais regardé sous le pied après le premier bruit, je n'aurais pas eu cette facture sur le dos.

Ce que j'aurais dû faire avant de partir sur les cailloux

Depuis une formation continue à l'IFCE, je garde en tête un geste simple. Passer le cure-pied, regarder la stabilité des clous, suivre les branches du fer, puis toucher le sabot pour sentir la chaleur. Ce samedi-là, je n'ai rien fait de tout ça avec assez de sérieux. J'ai couru après le temps, et j'ai laissé ma main faire semblant de vérifier.

  • un petit tic métallique régulier
  • une démarche plus courte
  • des appuis hésitants sur le gravier
  • un début de rotation du fer
  • une sensibilité au toucher après la sortie

Maintenant, ce contrôle me prend deux minutes montre en main, et je les note presque comme un rituel. Je soulève chaque pied, je passe le pouce le long de la branche du fer, je pousse sur chaque clou pour sentir s'il bouge. La première fois que je l'ai refait sérieusement, j'ai trouvé un clou à demi sorti sur le postérieur gauche, et je me suis revue sur la digue, la gorge serrée. Deux minutes contre une matinée gâchée et 120 euros : le calcul est vite fait, et je ne le saute plus jamais avant les cailloux.

Ce qui m'a surprise, c'est qu'une ferrure propre en carrière peut paraître correcte, puis lâcher sur la digue. Le mélange de gravillons roulants et de pierres plus anguleuses travaille le pied sans prévenir. Le maréchal m'a dit qu'une ferrure fraîche tient une semaine, par moments deux, avant que le terrain dur commence à la malmener. J'ai compris trop tard que 4 semaines, c'était déjà loin pour cette sortie-là.

Mes leçons du terrain que je n’oublierai plus

Après cette sortie, je suis devenue incapable d'aller sur une digue sans regarder les 4 pieds d'abord. J'ai gardé ce contrôle la veille ou juste avant partir, même quand je voulais gagner du temps. Un tour rapide me paraît maintenant moins lourd qu'un arrêt en plein trajet. Je n'ai rien trouvé de spectaculaire ce jour-là, mais c'est bien ça qui m'a calmée.

J'ai aussi arrêté de prendre la digue pour un simple décor. Le sol y mélange des pierres cassantes, du gravier qui roule, et des bords plus durs qu'ils n'en ont l'air. Sur ce genre de terrain, un fer déjà fatigué commence vite à bouger, puis le cheval le dit à sa façon. La Fédération Française d'Équitation (FFE) le rappelle dans ses repères de base, et mon expérience l'a confirmé sans détour.

J'ai appris à regarder un pas plus court, une pince posée avec prudence, ou un appui qui devient hésitant. Le petit bruit sec de métal qui bouge à chaque pas, je le prends maintenant pour un vrai signal. Je n'ai pas besoin que le cheval m'explique davantage quand tout change en trois foulées. Quand le pied chauffe au toucher après la sortie, je repense aussitôt à ce matin-là.

Pour quelqu'un qui accepte de s'arrêter au premier tic métallique, la sortie reste sauvable. Moi, j'ai laissé filer le signal, et j'ai payé la note derrière. À Saint-Jean-de-Losne, j'ai payé 35 euros pour un fer qui avait juste bougé, puis 70 euros pour le parage plus poussé. Si j'avais su qu'un détail pareil m'enverrait au pas, j'aurais gardé 1 minute pour vérifier la ferrure.

écrit par

Brenda Bellan

Brenda Bellan publie sur le magazine Brenda Tourisme Équestre des contenus consacrés à l’équitation, à la compréhension du cheval, aux soins du quotidien et à la progression du cavalier. Son approche repose sur des repères clairs, une présentation structurée des sujets et une volonté de rendre la pratique plus lisible et plus accessible.

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