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Ce que j’aurais préparé avant ma première rando équestre en marais

août 07, 2026
Préparation d'équipement pour une première rando équestre en marais au lever du jour, ambiance naturelle et réaliste

Je suis Brenda Bellan, rédactrice spécialisée en équitation pour un magazine en ligne. Ce matin-là, à la Ferme de la Noue, j’ai été convaincue que le chemin tiendrait. Puis mon cheval a plongé dans une plaque de glaise cachée sous l’herbe, et j’ai vu 78 € s’enfoncer avec mes bottes neuves. La peur m’a serré le ventre, et mes mains sont restées figées sur les rênes.

Je pensais que le terrain était sûr, jusqu’à ce que mon cheval s’enfonce d’un coup

Je suis partie avec ma sœur et mes deux neveux pour ma première boucle en marais. Le cheval est entré dans le marais pour la première fois, et je me suis retrouvée à sourire de travers. La zone me semblait familière, parce que je connaissais déjà le bord du pré. J’étais sûre de moi, et c’est là que j’ai commencé à me tromper.

Je n’ai pas testé à pied les bandes d’herbe trop lisses. J’ai mis mes bottes neuves, qui ont pris l’eau en quelques minutes, puis le froid a gagné mes orteils. Quand le sabot a plongé, le bruit de succion a claqué, un vrai ‘schlurp’, et la vase a collé net. Le cheval a levé les membres plus haut, comme s’il arrachait chaque pied au sol.

Le cheval s’est figé d’un coup. La boue noire est montée en bourrelet autour du sabot, et mes guêtres se sont remplies de boue fine. Elles ont frotté sur les paturons, et j’ai senti le cheval raidir son dos. Un cliquetis métallique léger a commencé à tinter à l’avant droit.

J’ai perdu trente minutes à essayer de le dégager sans l’aggraver. Mes bottes pesaient une tonne, et l’eau froide faisait glisser chaque pas dans le bas de la botte. Ma sœur gardait les neveux derrière une barrière d’herbe, parce qu’ils posaient mille questions. Je n’avais pas prévu cette scène, et ça m’a laissée vexée, pas fière du tout.

J’ai été frappée par le silence autour de nous, juste coupé par sa respiration courte. Je ne savais pas quoi faire tout de suite, et j’ai pensé que ça passerait peut-être seul. Ce doute m’a clouée encore plus que la glaise, et j’ai fini par lâcher l’affaire à moitié.

J’ai sous-estimé la glaise et oublié de faire un repérage à pied avant de monter

J’aurais dû descendre et marcher avant de monter. Les zones herbeuses qui semblaient plates avaient des bords plus mous, et la moindre trace plus sombre disait déjà quelque chose. Mon erreur, c’était de croire l’herbe au lieu de regarder le sol. Je me suis fait avoir par l’apparence propre du passage.

Sous cette couche fine, la glaise était compacte puis elle a aspiré le poids du cheval comme une ventouse. Un seul pas à pied m’aurait montré le fond qui cédait, surtout là où l’eau passait sous les racines. Le terrain avait l’air ferme, puis il a avalé le sabot sans prévenir. Je n’avais pas lu ce piège-là, et j’ai payé le premier contact.

  • l’herbe aplatie qui gardait une couleur plus sombre
  • les petites rigoles où l’eau restait prise
  • les traces déjà creusées par un autre passage

J’ai vu ensuite d’autres cavalières faire un repérage à pied des zones douteuses avant de monter. Elles posaient le pied, regardaient la souplesse du sol, puis repartaient seulement si la zone semblait tenir. Je ne sais pas si cela m’aurait sauvée partout, parce qu’une plaque cachée reste une mauvaise surprise. Pour un marais que je ne connais pas, je me suis dit qu’un guide local voyait sans doute plus de choses que moi.

Je ne fais pas semblant de savoir lire chaque marais. Sur une zone plus profonde, j’aurais préféré rester à pied et garder mon cheval tranquille. Le repérage n’efface pas tout, mais il m’a paru moins naïf que de monter les yeux fermés. Ce jour-là, j’ai appris ça dans la boue, pas dans un livre.

La facture, la fatigue et les regrets après avoir galéré dans la boue

La facture m’a agacée plus que je ne l’avais prévu. J’ai laissé 18 € chez le vendeur pour une brosse dure, un bidon et un savon à cuir. Le cuir de mes bottes a gardé des marques, et le tapis a mis deux jours à sécher. J’ai aussi dû racheter des protections plus simples, parce que celles-ci avaient retenu la boue.

Le cheval, lui, a fini raide de fatigue, pas blessé à ma vue, mais agacé par la boue collée. Les guêtres avaient tassé la boue dessous, et les paturons ont rougi au retour. J’ai passé vingt minutes au minimum à rincer les membres et à gratter sous le ventre. Les traces séchées avaient laissé une croûte grisâtre, collée sous le poitrail et sur les flancs.

Je suis rentrée avec les pieds glacés et deux chaussettes mouillées dans le sac. J’avais négligé les fers et les clous avant de partir, et j’ai entendu un petit cliquetis trop tard. J’aurais dû vérifier ce détail avant de mettre le pied en selle. J’avais aussi oublié de prendre de quoi essuyer et rincer au retour.

Le bruit de succion quand le sabot quitte la glaise, ce ‘schlurp’ net, je ne l’oublierai jamais. C’est ce signal précis qui m’a glacée ce jour-là.

Ce que j’ai appris à mes dépens, et ce que je garde en tête avant une sortie en marais

J’ai appris à regarder ce qui reste dans les bottes, pas seulement ce qu’on raconte après coup. Après cette sortie, j’ai fini par glisser un sac étanche, deux paires de chaussettes et un chiffon dans mes affaires. Je suis devenue bien plus méfiante devant les herbes trop lisses. J’ai aussi cessé de faire confiance à la première impression du terrain.

La première fois, j’ai raccourci la boucle à 1 h 20, parce que le cheval n’avait pas besoin d’un long effort inutile. J’ai gardé le pas sur les bandes humides, et le retour a paru moins lourd. Je me suis aperçue que le cheval avançait mieux quand je cessais de le presser. Le terrain restait irrégulier, mais je le lisais mieux qu’au début.

Je n’ai pas poussé plus loin quand j’ai vu un fer bouger légèrement. Pour ce genre de détail, j’ai préféré attendre un maréchal-ferrant plutôt que de bricoler au bord du chemin. Et pour une douleur nette ou une boiterie qui ne passait pas, j’aurais laissé le cheval au calme et demandé un vétérinaire équin. Là, je ne jouais plus à être rassurée.

J’ai compris que dans un marais, ce n’est pas seulement le chemin qui compte. Sous l’herbe, il y avait quelque chose d’invisible et de sournois, prêt à piéger le cheval au moindre faux pas. Cette image ne m’a plus quittée de la journée.

Le bilan amer et les leçons que je garde gravées pour ne plus jamais revivre ça

La sortie familiale a perdu sa légèreté d’un coup, et j’ai vu ma sœur raccourcir la promenade sans discuter. La note restait dans ma tête, avec la gêne d’avoir abîmé un moment simple à la Ferme de la Noue. Je suis rentrée plus silencieuse que prévu, les bottes encore pleines d’une odeur de vase froide. Le plaisir de départ avait pris un coup net.

Ce que j’aurais voulu entendre avant, c’est qu’une herbe lisse ne dit rien de la glaise dessous. J’ai appris à mes dépens qu’un marais n’est pas un décor, mais un terrain qui décide vite pour nous. Une petite erreur de lecture m’a coûté une belle sortie et des nerfs. Je n’avais pas vu le prix réel de cette confiance trop rapide.

Mon verdict est simple : marcher un peu, rester au pas et finir avec du cuir sale ne me dérange pas. Je l’ai vu respirer plus bas sur les portions souples que sur le goudron. Mais la plaque cachée m’a rappelé qu’un marais peut tromper vite. J’avais besoin d’une lecture plus prudente du terrain.

Si j’avais su, je n’aurais pas laissé la boucle du marais des Saules me coûter 78 € et une belle matinée gâchée. Le terrain m’a paru plus doux que le goudron, pour quelqu’un qui accepte de lire le sol et d’endurer la boue, mais la glaise ne pardonnait rien. Je suis rentrée avec ce regret-là, et je l’ai gardé bien plus net que la balade.

écrit par

Brenda Bellan

Brenda Bellan publie sur le magazine Brenda Tourisme Équestre des contenus consacrés à l’équitation, à la compréhension du cheval, aux soins du quotidien et à la progression du cavalier. Son approche repose sur des repères clairs, une présentation structurée des sujets et une volonté de rendre la pratique plus lisible et plus accessible.

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