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Partir seule ou en groupe aux saintes-Maries : mon retour après les deux

mai 26, 2026
Voyage aux Saintes-Maries entre solitude et groupe, retour personnel sur cette expérience unique

Partir seule ou en groupe aux Saintes-Maries-de-la-Mer m'a permis de voir très vite ce qui change d'un format à l'autre. Dès le parking de l'Office de Tourisme des Saintes-Maries, la file de voitures débordait et les terrasses étaient déjà pleines. J'ai compris en quelques minutes que, ici, l'horaire pilote tout. Moi, je voulais surtout la Camargue, le cheval et des moments calmes entre deux sorties. J'ai donc comparé les deux options pour savoir dans quels cas le solo aide vraiment, et dans quels cas le groupe complique simplement la journée.

Ce que j'attendais vraiment avant de partir en solo puis en groupe

J'ai choisi d'abord le solo pour une raison très simple : je voulais couper, respirer, et garder mon rythme. J'avais un créneau de 2 nuits, un budget serré, et une vraie envie de monter à cheval sans devoir négocier l'heure du départ. La veille, j'avais regardé l'Office de Tourisme des Saintes-Maries et les balades de 1 heure 30 en bord de plage. Je cherchais un séjour court, net, sans programme qui se tasse au bout de trois heures.

Le groupe est venu après, avec ma famille et quelques amis, parce que je voulais voir l'autre versant du lieu. Là, je m'attendais à un séjour plus simple à vivre en commun : un parking à partager, des repas à décider à plusieurs, et des photos à tour de rôle. J'avais aussi en tête ce petit côté rassurant d'un déplacement collectif, quand personne ne porte tout seul la réservation, la carte, et la mauvaise humeur du jour. J'ai accepté l'idée des compromis dès le départ, parce que je savais que le confort du groupe se paye en lenteur.

Entre les deux, ce qui m'a fait hésiter, c'était moins la solitude que la gestion du temps. En solo, j'avais peur de tourner en rond si le centre était trop vide. En groupe, j'avais peur de perdre la main sur la journée. Le détail qui a tranché, chez moi, c'est la logistique du cheval : une balade qui part à 18h40 ne pardonne pas une décision prise trop tard.

Le jour où j'ai compris que la liberté en solo faisait toute la différence

Le matin de mon arrivée seule, la mer avait cette couleur grise qui collait à la peau, et le sable froid passait entre mes doigts. Le mistral faisait trembler les drapeaux, les parasols claquaient, et l'air sentait le sel mêlé à la vase des marais. J'ai laissé passer les gens pressés, puis j'ai gardé la plage encore 47 minutes parce que personne ne m'attendait.

C'est là que j'ai vraiment vu la différence. En solo, j'ai pu couper ma matinée quand le vent s'est levé, repartir vers le centre, puis revenir plus tard sans demander d'avis. Le centre se parcourt à pied en 12 minutes, et cette taille change tout. Je passais de l'église à une terrasse, puis à la plage, comme je le voulais. J'ai aussi pu caler une balade à cheval de 1 heure 30 au créneau du soir, celui qui part vite parce qu'il attire les cavaliers qui veulent la lumière la plus douce.

J'ai aussi compris un truc moins glamour : le solo m'a donné de la liberté, mais il m'a rendu la logistique plus visible. Les parkings payants à la journée, ou à 3 euros pour quelques heures, m'ont demandé de surveiller l'heure dès le départ. À midi, les terrasses se remplissaient à vue d'œil, puis elles se vidaient quand la chaleur montait ou quand le vent forçait les gens à plier. J'ai attendu 20 minutes une fois pour une table, puis 45 minutes une autre fois en plein service. Pour une personne seule, trouver une place devient un petit sport.

Le soir a aussi eu son revers. Une fois, je suis repartie après la tombée du jour dans une zone plus ventilée, et j'ai écourté la fin de soirée à cause des moustiques près de l'eau. Le vent tombait, puis les piqûres arrivaient presque aussitôt. Ce basculement m'a saoulée, je ne vais pas mentir. J'avais sous-estimé ce moment précis, celui où la douceur de fin d'après-midi laisse place à une nuée qui te pousse dehors.

Ce que j'ai aimé, malgré tout, c'est le contact plus facile avec les gens du coin. Seule, j'ai parlé plus naturellement dans une petite boutique et à la terrasse d'un café. En groupe, je reste dans ma bulle, et personne ne vient vraiment casser le cercle. En solo, j'étais plus visible, plus abordable, et ça a rendu mes deux journées plus vivantes. Avec le recul, ce format me convenait surtout quand je voulais regarder le lieu sans me caler sur le rythme des autres.

Le jour où j'ai compris que partir en groupe, c'est une autre histoire

Le premier matin en groupe m'a rappelé tout de suite la différence de rythme. À 8h12, il manquait déjà quelqu'un, à 8h27 un autre cherchait ses lunettes, et le café se refroidissait pendant que tout le monde donnait son avis. J'avais beau aimer la compagnie, je sentais la négociation dans chaque détail. Qui veut marcher d'abord, qui veut la plage, qui veut déjà repartir, qui veut un stop photo. À chaque fois, je perdais un morceau du temps le plus doux de la journée.

La logistique a pris plus de place que prévu. Entre la recherche d'une place de parking commune et le choix du restaurant qui convienne à tout le monde, j'ai passé plus de temps à arbitrer qu'à profiter du paysage. Les files devant les tables m'ont aussi rappelé la réalité du plein été : sans réservation, j'ai vu deux créneaux partir devant moi. La balade à cheval n'a pas pardonné non plus. Une sortie de 1 heure a sauté, puis un créneau de 2 heures a été complet avant que nous nous décidions. Quand le groupe se réveille tard, tout le monde paie la note.

Le point fort, lui, est bien réel. J'ai aimé le café face au port, les photos qu'on se passe sans compter, et la sécurité que je ressens quand je ne suis pas seule dans les rues ventées. Le dîner en terrasse a eu plus de chaleur humaine que mes repas en solo, même quand le serveur déposait les assiettes avec un air pressé. En groupe, je partage les frais, je partage les souvenirs, et je partage aussi les ratés. Ça, je ne peux pas le nier, et j'ai pris du plaisir à certains moments très simples.

Mais la lenteur m'a vite rattrapée. Quand l'un voulait aller voir les chevaux et qu'un autre traînait encore au restaurant, la sortie devenait un arbitrage permanent. J'ai aussi raté un coucher de soleil parce que personne n'avait fixé l'horaire de retour. Là, j'ai senti la vraie perte. Le lieu change vite au soir, et un départ repoussé de 40 minutes suffit à te faire manquer le meilleur passage de lumière.

Après une sortie trop chargée en groupe, j'ai changé ma manière de faire. Je suis repartie plus tôt, j'ai réservé à l'avance, et j'ai gardé une marge pour l'imprévu. Résultat, moins de tension et moins d'attente. J'ai compris qu'en Camargue, le groupe marche bien quand le cadre est déjà verrouillé. Sinon, il mange ton temps morceau par morceau.

Ce que j'ai gardé pour décider entre solo, duo ou groupe

Le solo me paraît net pour quelqu'un qui accepte de gérer son parking, son rythme, et ses repas sans se plaindre du silence. Je le vois bien pour une cavalière ou un cavalier qui veut enchaîner plage, marais, et balade à cheval de 1 heure 30 sans débat. Je le garde aussi pour un séjour court, avec 2 nuits au maximum, quand je veux rentrer avec une vraie sensation de marge. Là, je gagne en souplesse et je perds peu de temps dans les compromis.

Le groupe reste mon choix quand je cherche du lien, pas quand je cherche la fluidité. Je le garde pour une famille de 4 adultes, ou pour trois amis qui aiment les repas longs, le café face au port et les photos partagées. Je le trouve aussi plus rassurant quand quelqu'un appréhende les sorties tardives ou le vent fort. En revanche, dès que le groupe dépasse ce que tout le monde peut décider vite, je sens déjà la journée se casser.

Le duo me semble la formule la plus simple, et j'y reviendrai sans hésiter. À deux, je garde la souplesse du solo sans porter seule toute la charge mentale. Si un enfant de 4 ans, un dos fragile, ou un terrain anxieux complique le rythme, je ne joue pas à l'improvisation, je prends un avis adapté avant de fixer la journée. Pour moi, le petit groupe bien cadré reste le meilleur compromis quand je veux partager sans me noyer dans les discussions.

Mon verdict : pour qui oui, pour qui non

POUR QUI OUI : je recommande le solo à une personne qui roule en voiture compacte, qui accepte de marcher 12 minutes d'un point à l'autre, et qui réserve sa balade à cheval avant d'arriver. Je le recommande aussi à un couple sans enfant qui veut dormir 2 nuits, manger tôt, puis revenir au front de mer sans dépendre d'un horaire commun. Je le recommande enfin à quelqu'un qui accepte le vent, le sable qui racle les mollets, et les pauses improvisées quand la lumière devient belle près de l'église Notre-Dame-de-la-Mer.

POUR QUI NON : je déconseille le solo à quelqu'un qui déteste attendre une table pour une personne, qui supporte mal de gérer un parking payant à la journée, ou qui veut tout faire sans réserver. Je déconseille aussi le groupe à 5 adultes qui n'ont pas fixé l'heure de retour, parce que le coucher du soleil file vite. Je le déconseille à une famille qui veut improviser le restaurant, la plage et la balade à cheval dans la même journée, car les 20 minutes d'attente deviennent 45 et la fin de journée part en vrille.

Mon verdict : je choisis le solo aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour tout séjour court où je veux garder la main, et je choisis le groupe seulement si l'horaire, le parking et la réservation sont déjà calés. À l'Office de Tourisme des Saintes-Maries comme près de l'église Notre-Dame-de-la-Mer, j'ai vu que le timing pèse plus lourd que le décor. Pour quelqu'un qui accepte de réserver, de marcher, et de vivre avec le mistral, le solo reste le plus simple. Pour moi, le groupe improvisé ne fonctionne pas, mais le groupe cadré peut marcher.

écrit par

Brenda Bellan

Brenda Bellan publie sur le magazine Brenda Tourisme Équestre des contenus consacrés à l’équitation, à la compréhension du cheval, aux soins du quotidien et à la progression du cavalier. Son approche repose sur des repères clairs, une présentation structurée des sujets et une volonté de rendre la pratique plus lisible et plus accessible.

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